L’audit se limite-t-il à la prompt injection et au jailbreak ? +
Non. Nous testons l’application IA complète : données accessibles, séparation entre utilisateurs ou clients, contrôles d’accès, logique métier, mémoire, outils, API, permissions et actions pouvant produire un effet réel. Les manipulations conversationnelles ne sont qu’une partie du périmètre.
Quelle différence entre jailbreak et prompt injection ? +
Les deux termes ne décrivent pas exactement la même chose. La prompt injection exploite la confusion entre données et instructions pour modifier le comportement d’une application LLM. Elle peut être directe, dans le message d’un utilisateur, ou indirecte, depuis un document, un email, une page web ou la sortie d’un outil. Le jailbreak vise précisément à neutraliser les règles de sûreté ou d’alignement du modèle afin d’obtenir un comportement normalement refusé. Dans la classification OWASP LLM01, le jailbreak constitue une forme de prompt injection, mais toute prompt injection n’est pas un jailbreak : elle peut aussi détourner un processus métier, exfiltrer des données ou provoquer un appel d’API sans chercher à contourner la modération.
Testez-vous réellement la fuite du prompt système ? +
Oui. Nous cherchons l’extraction verbatim, la reconstruction partielle et l’inférence des règles internes par comportement différentiel. Un prompt système doit toutefois être conçu comme une instruction, jamais comme un coffre-fort : aucun secret ou identifiant ne devrait y être stocké.
Comment testez-vous une injection indirecte dans un RAG ? +
Dans un environnement autorisé, nous introduisons des contenus de test dans une source contrôlée, puis vérifions si le pipeline de retrieval les isole comme données ou si le modèle les exécute comme instructions. Le finding documente la source, le chemin d’ingestion et l’effet observé.
Que vérifiez-vous sur un agent connecté à des outils ? +
Nous examinons les frontières de privilèges, la portée des fonctions, la validation des paramètres, la confirmation humaine et les actions réversibles. L’objectif est de déterminer si une sortie manipulée du LLM peut provoquer un appel d’outil non autorisé ou trop puissant.
Allez-vous tester le système en production ? +
Uniquement si les Rules of Engagement l’autorisent explicitement. Elles définissent les environnements, comptes, horaires, données interdites, limites de charge et conditions d’arrêt. Un environnement isolé est privilégié lorsqu’une action pourrait affecter des utilisateurs ou des données réelles.
Qui réalise concrètement les tests ? +
Frédéric Cassiede est votre interlocuteur et l’auditeur présenté sur ce site. Le périmètre, les personnes habilitées à intervenir et les modalités d’accès sont indiqués avant le démarrage. Vous pouvez consulter le cas public HG-001 et le rapport exemple.
Comment protégez-vous nos données pendant l’audit ? +
Le cadre de mission fixe avant tout accès les comptes utilisés, les données autorisées, les canaux de transmission des preuves, leur conservation et les modalités de restitution ou de suppression. N’envoyez aucun secret dans le formulaire public. Voir le cadre de mission.
Que couvre exactement le devis et le retest ? +
Le devis énumère les composants, environnements, scénarios prioritaires, exclusions, livrables et calendrier. Si un retest est inclus, il précise les constats revérifiés après correction et la forme du compte rendu.
Un audit prouve-t-il que l’agent est invulnérable ? +
Non. Le rapport décrit un périmètre, une période, des vecteurs et des hypothèses de test. Il apporte des preuves reproductibles et mesure la résistance aux scénarios couverts ; il ne peut démontrer l’absence universelle de vulnérabilité.